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Les discothèques, oubliées du gouvernement

 

En ce début juin, après la réouverture des commerces le 11 mai, ainsi que des salles de gyms, bars et restaurants le 2 juin, suite à la crise sanitaire due au covid-19, et au confinement mis en place au mois de mars, plusieurs secteurs restent encore fermés, notamment, les discothèques.

La rédaction de Bretagneplus est allé, à Sérent (56), à la rencontre de Christelle PAIN, gérante du LS Club, et de Serge PAIN, responsable et DJ de cette discothèque. Ceux-ci étaient accompagnés de Benjamin Auverlot, également DJ résident, du LS Club.

Christelle et Serge ont appris le samedi 14 mars à 20h00, lors de l' allocution, du président de la République, que tous les CHRD devaient fermer à partir de minuit. Sachant que l' ouverture était programmée à  23h30, ils n' ont pas pu ouvrir.

Selon Christelle, " au 14 juin, cela fera 3 mois que nous sommes fermés. En nombre, cela correspond à 11 soirées pour mars, avril et mai. Pour nous c'est énorme. Les mois de mars et avril sont les deux meilleurs mois de l' année. Le fait de fermer début mars, a été dramatique pour nous. Mai et juin sont des bons mois, mais cela dépend de la période, de la météo, et les jeunes étant en en examens, sortent un peu moins. En ce qui concerne le chiffre d' affaire, cela représente à peu près, entre 150 000 et 200 000 euros de manque à gagner sur les 4 mois. Un peu plus du tiers d'une année, car juillet-août, n'est pas forcément une très bonne période. Ouvrir en juillet et août, c'est la période la plus creuse. 40% en moins, par rapport à l' hiver. Cela nous enchante pas forcément, mais nous sommes très contents de ré ouvrir ".

Pour Serge, " au fil des mois, les loyers et les frais s' accumulent, pour l' instant, l' état ne donne rien là-dessus. A ce sujet Christelle rajoute, on as eu droit au report des charges sociales sur mars et avril ! et l' URSSAF n' as pas de feuille de route par rapport à l' annulation des charges ". 

Suite à un fond de solidarité mis en place par le gouvernement, l' entreprise a eu droit à 1 500 euros en mars et avril ! pour mai et juin, ils ne savent pas encore si c'est reconduit.

Par rapport au report des loyers, l' intégralité a été payée en mars et avril, mais pour les mois de mai et juin, une négociation avec le propriétaire va avoir lieu, sachant que c' est un particulier. 

Pour terminer, sur ce point, Dans le cadre d'un prêt garanti d' état (PGE), une aide leur a été octroyé, par leur banque, représentant 15% du chiffre d' affaire annuel. Prêt à taux 0 pendant un an.

Mentalement, pour Serge, " au début, cela à été très dur ". Pour Christelle, " les 15 premiers jours, cela à été trés trés dur, je ne voulais même pas venir ici, quand j' y venais j' avais envie de repartir. Après on s' est mis à faire des travaux, cela nous a donné un peu d' entrain, et nous avons beaucoup de nos employés qui sont très proches, qui sont des amis, qui sont là depuis le début, qui sont venus nous donner un coup de main gracieusement, pour faire les travaux. cela nous à donné beaucoup d' énergie, car on voyait qu' eux aussi ça les tenait à coeur de continuer à embellir la boite et faire en sorte qu' elle ouvre le plus vite possible et dans les meilleures conditions possibles ". " Maintenant, que les travaux soient avancés, et qu' on arrive sur la fin de ce qu'on peut faire, sans avoir trop de frais, on a envie que d'une seule chose, c' est de ré ouvrir ! Le temps nous paraît plus long maintenant qu'il y a quelque temps ". 

Lors d' une soirée, Christelle et Serge travaillent avec 16 personnes, dont beaucoup sont en " extra ". Ce qui donnent une souplesse aux employés, leur permettant de ne pas être là tout le temps. Ils ont tous un autre travail à côté, c'est juste complémentaire. Cela permet de garder une souplesse, car en fonction de la soirée, il y a plus ou moins d' employés. Au total, l' établissement compte 1 CDI et une personne au chômage partiel. Le confinement et cette situation de crise sanitaire, est un manque à gagner, pour ces salariés, car c'est un complément de salaire pour eux. 

Serge et Christelle espèrent ré ouvrir  à partir du 22 juin, " tout en redoutant le protocole sanitaire qui sera imposé, mais en mettant en place ces nouvelles règles, par rapport au covid-19, en rassurant la clientèle et montrer qu'il sera possible de venir en toute sécurité, ainsi que les employés de l' établissement. Tout sera mis en oeuvre, pour qu'ils puissent travailler ",  termine Christelle. 

Concernant les projets, pour Serge, " tout d'abord, énormément de travaux ont été réalisés dans la salle du haut. Remplacement des lumières, du son, ainsi que la modification de la piste de danse, et le changement de place de la cabine du DJ. Peinture également à l' intérieur et à l' extérieur. Lors de la réouverture, nous allons faire la fête, et tout le monde aura le sourire "

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